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Module 03

Devenir plus fort(e)

À partir de la troisième semaine : la phase fragile

⏱ 14 min lu

Partie 1

Où vous en êtes à la troisième semaine

  • 1

    Vous vous sentez nettement plus fort(e)

    Vous tenez debout sur la jambe opérée avec plus d’aisance et de confiance. Le changement par rapport à la première semaine est réel et encourageant.

  • 2

    Boiter est normal à ce stade

    Je boitais encore beaucoup à la troisième semaine. La boiterie s’estompe à mesure que le muscle et la confiance se reconstruisent.

  • 3

    Gardez les marches courtes

    10 à 20 minutes, pas plus d’une demi-heure. Augmentez la distance progressivement.

Partie 2

La phase la plus fragile

Les semaines où vous vous sentez plus fort(e) sont, à bien des égards, les plus dangereuses, car la tentation d’en faire trop est à son maximum alors que votre corps est encore véritablement fragile.

  • 1

    Se sentir mieux ne veut pas dire être guéri(e)

    Os, tissus, ligaments et tendons continuent de guérir, et cela dure des mois.

  • 2

    Attendez-vous à une douleur persistante

    Des courbatures à ce stade, souvent sur le côté de la jambe, sont normales. Cela ne signifie pas que quelque chose ne va pas.

  • 3

    L’engourdissement autour de la cicatrice est normal

    Des picotements ou une étrange absence de sensation près de l’incision peuvent durer des mois. Très courant, sans danger.

  • 4

    Le gonflement peut encore être important

    Un gonflement modéré peut persister pendant des mois, souvent pire après une journée chargée debout. Continuez à surélever et à glacer.

  • 5

    Les précautions s’appliquent toujours

    Ce n’est pas le moment de relâcher les règles. Se sentir capable n’est pas une raison pour baisser la garde.

Partie 3

Comment progresser en toute sécurité

  • 1

    Introduisez les bandes de résistance en douceur

    Commencez allongé(e), en douceur. Les bandes ajoutent un peu de travail sans trop charger l’articulation.

  • 2

    Ajoutez des mouvements à faible impact

    Une fois que votre équipe vous y autorise, marche douce, natation ou vélo stationnaire à faible résistance.

  • 3

    Laissez le kiné guider la charge

    Soyez honnête sur ce qui fait mal et ce qui ne fait pas mal.

  • 4

    Augmentez une chose à la fois

    Un peu de distance, un peu de résistance, ou une nouvelle activité douce, mais pas tout en même temps.

Partie 4

À faire et à ne pas faire, semaines 3 à 5

  • 1

    Continuez votre kiné

    Réduisez si vos muscles sont douloureux, mais n’arrêtez pas. C’est la régularité qui vous reconstruit.

  • 2

    Continuez à glacer et surélever

    Ça contrôle vraiment le gonflement et la douleur.

  • 3

    Prenez des antidouleurs avant l’activité

    Pour pouvoir vraiment bien bouger, pas pour pousser à travers la douleur.

  • 4

    Ne trempez pas la plaie

    Pas de bains, de piscines ni de jacuzzis tant que la plaie n’est pas complètement cicatrisée, généralement vers six semaines.

  • 5

    N’ignorez pas les signes d’alerte

    Rougeur qui s’étend, douleur qui s’aggrave, fièvre, ou nouveau gonflement du mollet d’un seul côté nécessitent un appel à votre équipe.

  • 6

    Ne forcez pas les mouvements bloqués

    Si une amplitude n’est pas prête, poussez doucement et attendez. Forcer vous fait reculer.

Partie 5

Retour à la vie normale

  • 1

    Intimité

    Les recommandations hospitalières disent généralement d’attendre environ 5 à 6 semaines, et d’être doux(ce) et attentif(ve) aux précautions de la hanche, en évitant surtout les positions extrêmes au début.

  • 2

    Travail

    Dépend entièrement de votre activité. Le travail de bureau reprend plus tôt que les métiers physiques. Reprenez progressivement si possible.

  • 3

    Conduite

    Je conduisais à la troisième semaine après ma deuxième chirurgie. Pour certains, c’est plutôt deux mois. Ne conduisez jamais sous antidouleurs puissants.