
Le basculement mental
Le deuil, le doute et l’état d’esprit dont personne ne vous prévient
L’attente
La récupération ne commence pas quand vous vous réveillez de la chirurgie. Elle commence dans l’attente, et cette partie peut être la plus difficile.
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L’attente peut être brutalement longue
Là où j’ai été opérée, une attente non urgente peut durer de un an à 18 mois. Si vous pouvez plaider votre cause, faites-le.
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Le flou est le pire moment
Savoir que ça arrive mais ne pouvoir ni planifier ni se poser. Ce flou était dans un coin de ma tête chaque jour.
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Obtenir la date change tout
Le moment où j’ai eu une vraie date, l’incertitude s’est levée et j’ai pu respirer. Si vous attendez encore, tenez bon. Ce soulagement arrive.
Le deuil
Personne ne m’a dit que je pleurerais mon propre corps ou que j’aurais du mal à accepter ce qui était désormais à l’intérieur.
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Vous pourriez faire un deuil, et c’est normal
Après ma première chirurgie, je pleurais presque constamment. Je n’arrivais pas à accepter qu’il y avait désormais une pièce métallique dans mon corps.
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Accepter le matériel prend du temps
Si cela ne vous semble pas encore être le vôtre, vous n’êtes ni étrange ni ingrat(e). Vous vous adaptez à quelque chose d’énorme.
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Ça devient plus facile
Lors de ma deuxième chirurgie, j’avais déjà fait mon deuil. J’ai accepté le matériel tout de suite. Cette paix a tout allégé.
Le doute
Vers la deuxième semaine, quand le gonflement persiste et que vous ne pouvez toujours pas faire grand-chose, le doute s’installe. C’est l’un des sentiments les plus courants après la chirurgie, et l’un des moins évoqués.
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Vous remettrez probablement votre choix en question
C’est normal, pas le signe que vous avez fait le mauvais choix.
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L’immobilité nourrit le doute
Quand vous ne pouvez ni bouger ni agir, votre esprit remplit le silence d’inquiétude.
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Il s’estompe quand le corps bouge
Dès que mon corps a recommencé à en faire plus, le doute s’est dissipé.
Le basculement mental : la pépite d’or
Si vous ne lisez qu’une partie de ce module, lisez celle-ci. Mes deux chirurgies étaient diammétralement opposées, et la seule vraie différence était mon état d’esprit.
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La panique rend tout plus difficile
Lors de ma première, j’étais anxieuse, je cherchais des guides, je paniquais et je forçais trop. Ma jambe a beaucoup gonflé et j’ai payé le prix avec une récupération plus longue.
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Le calme rend tout plus facile
Lors de ma deuxième, j’étais détendue. J’ai fait confiance au processus, je me suis reposée sans peur. Ma jambe a à peine gonflé, et la récupération a filé.
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Douleur courte pour un bénéfice long
Quelques semaines d’immobilité maintenant, pour des années de vie sans douleur ensuite. Quand on voit les choses ainsi, la patience devient tellement plus facile.
Votre corps va changer
Muscles, appétit, hormones, cheveux, énergie. Tout peut être bouleversé par le stress de la chirurgie. Voici ce qui est normal.
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Vous perdrez du muscle
J’ai perdu une quantité énorme de muscle, à cause de la chirurgie elle-même et de l’immobilité. Ça revient.
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Votre appétit peut diminuer
Quand vous êtes immobile, vous avez simplement moins besoin. Ne forcez pas, mangez juste bien quand vous le faites.
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Les hormones peuvent fluctuer
Surtout pour les femmes, le stress peut perturber votre cycle. Mes cheveux tombaient plus que d’habitude aussi. Ça se stabilise.
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Soyez indulgent(e) avec votre apparence
Le corps que vous voyez pendant les semaines d’immobilité n’est pas votre corps définitif. C’est votre corps en guérison.